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Simone Veil, Le livre de poche, 2010

Il y a des livres qui se doivent d'être lus par le plus grand nombre. Celui-ci en fait partie, tout comme le célèbre Si c'est un homme de Primo Lévi.

Ici, sont restitués les quatre premiers chapitres de l'autobiographie de Simone Veil parue en 2007. Ils relatent son enfance, sa vie pendant la guerre, puis son arrestation, son transfert à Auschwitz et son terrible quotidien au camp, pour finir par son retour en France et la manière dont elle a essayé de faire face et de reprendre le cours de sa vie, ce qui a été pour le moins difficile...

En annexe, se trouvent l'allocution que cette grande dame a prononcée à l'occasion du soixantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau, son discours lors de la cérémonie du Panthéon en hommage aux Justes de France, ainsi que celui qu'elle a prononcé devant l'ONU lors de la Journée internationale de commémoration dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. A ceux-ci, s'ajoutent le discours de Jean d'Ormesson lors de l'entrée de Simone Veil à l'Académie française et une interview  de sa petite fille.

Ce qui m'a le plus marquée à la lecture de cet ouvrage, c'est la position modérée de Simone Veil à l'égard de la France et des Français comme le montre cet extrait du discours proclamé au cours de la cérémonie en hommage aux Justes : "Certains Français se plaisent à flétrir le passé de notre pays. Je n'ai jamais été de ceux-là. J'ai toujours dit, et je le répète ce soir solennellement, qu'il y a eu la France de Vichy, responsable de la déportation de soixante-seize mille enfants, mais qu'il y a eu aussi tous les hommes, toutes les femmes, grâce auxquels les trois quarts des Juifs de notre pays ont échappé à la traque."